L’Afrique toujours en vedette, un bloggeur ivoirien, Theophile Kouamouo a lancé le sujet :
“Pourquoi blogguer sur l’Afrique” et s’est dit :”Le principe de la chaîne est simple. Je tague un certain nombre de personnes, qui en font de même, pendant deux semaines. Je suis sûr que de belles choses se dégageront…”
… Et voilà donc que ma chère copine très purple a eu la bonne idée de le lancer du coté du blaogasyfera et de tagguer, y compris la soussignée – Ikalamako – pour connaître la température en ItAfrique – qui s’exécute avec plaisir.
Pourquoi d’ailleurs ne pas s’exécuter quand en ItAfrique, on a un Premier Ministre qui qualifiait d’imbéciles quiconque lui a critiqué quand il a lancé en pleine conférence de presse à Moscou, avec son habituelle touche de grande classe, que “Le président russe pourrait bien s’entendre avec le nouveau président américain car il est jeune, beau et bronzé”.
- Africa oyez oyez,… oyez
Et de ce pas je vais passer à la nomination pour la relève car on a tout juste 2 semaines les amis :
– Hery, le gourou de la serasera.org, avec son expérience en terre africaine.
– Ikalakely, avec son horde de kilonga, elle aura sûrement de quoi nous raconter.
– une maman-gasy dans une bulle avec sa nouvelle collègue 😛
– et miss pissoa, étant donné sur place, donc bien placée pour en parler
Mission accomplie.
Et ainsi tagguée, une jeune, belle et bronzée bloggueuse malgache participe à grand coeur à cette chaine avec cette belle chanson de Meissa M’Baye “Femme Noire”, poème du Grand Léopold Sédar Senghor.
Femme Noire
Femme nue, femme noire,
Vétue de ta couleur qui est vie,
De ta forme qui est beauté.
J’ai grandi à ton ombre ;
La douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilà qu’au coeur de l’Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise,
Du haut d’un haut col calciné.
Et ta beauté me foudroie en plein coeur,
Comme l’éclair d’un aigle.
Femme nue, femme obscure,
Fruit mûr à la chair ferme,
sombres extases du vin noir,
bouche qui fait lyrique ma bouche,
Savane aux horizons purs,
Savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d’Est.
Tamtam sculpté, tamtam tendu
Qui gronde sous les doigts du vainqueur.
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée
Femme noire, femme obscure,
Huile que ne ride nul souffle,
Huile calme aux flancs de l’athlète,
Aux flancs des princes du Mali.
Gazelle aux attaches célestes,
Les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.
Délices des jeux de l’Esprit,
Les reflets de l’or rouge sur ta peau qui se moire.
A l’ombre de ta chevelure,
S’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.
Femme nue, femme noire,
Je chante ta beauté qui passe,
Forme que je fixe dans l’Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres
Pour nourrir les racines de la vie.
LEOPOLD SEDAR SENGHOR
Extrait de “Oeuvres Poétiques” (le Seuil)