Ceci est un article en guise de réponse à toutes les questions que je me suis posée depuis sur ce fameux breuvage made in Mada.
Laza me pardonnera surtout d’avoir piqué cet article chez lui…
Ranomafana, Ambodivoara, Galeoka, Gilimidro… autant de mots pour désigner ce “produit du terroir” qu’est le Toaka Gasy. Ce rhum artisanal fabriqué dans la “clandestinité apparente”.
Précieux breuvage qu’on offre sans limites aux ancêtres afin de les encourager à mieux protéger les vivants. Mais les vivants en boivent surtout pour se donner du courage face aux difficultés de la vie; ou plutôt pour se donner l’impression que la vie est belle. La production de Galéoka n’est pas reglementée, par conséquent, le taux d’alcool par litre n’est jamais mesuré. Cela peut varier entre 60°et 80°, voire plus.
Malheuresement, des dizaines de décès à cause du Toaka Gasy sont à déplorer quotidiennement dans notre pays. Cette boisson est illégale, mais bizarrement présente lors des cérémonies très officielles du Président de la République ou des Autorités de l’Etat.
Alors le Galeoka est-il un fléau à éradiquer ou au contraire doit-on le protéger car il fait partie du Patrimoine national? Mystère… mystère….
Laza Baleda
………………………………………………………………………………………………….
Puis Océane, un jour dans la revue “Les nouvelles”, explique ainsi :
Notez que chaque Toaka Gasy (de nom de code TangoGolf pour les connaisseurs) possède un goût et un arôme particulier suivant la région où on le produit. Un goût, un arôme et une saveur qui diffèrent même d’un producteur à un autre, chacun y allant de sa composition et de ses proportions.
Pour Toliara, le « Tégué» pour “TG” (autre nom donné à ce breuvage pour gorges et estomacs blindés) est préparé à partir d’un mélange de canne à sucre putréfié et de tamarin qu’on laisse fermenter une semaine environ avant la cuisson.
En effet, le taux d’alcool dans les premiers litres distillés, appelés « loha toaka » (qui a deux significations, le premier jet ou tête de l’alcool et la tête alcoolisée), est beaucoup plus élevé que dans les derniers litres qui, selon eux, seraient plus apparentés à l’eau qu’à l’alcool.
Océane
………………………………………………………………………………………………
Et en appui, quelques photos (et d’autres) de cette usine “fait maison” en plein air, pour les curieux et les intéressés…
et voilà, le toaka gasy est prêt !!!
Avis aux amateurs…
Personnellement, je le génial trouve ce système-D. Chapeau toujours devant ces inventeurs qui se servent que des moyens à bord. Bien sur, hygièniquement parlant, c’est indiscutible, mais ceux qui l’ont gouté ou bu le trouve au niveau de l’antisceptique, …donc à bon chat bon rat.
Et si on l’industrialise, la mettre à norme cette fabrication, obtiendra-t-on le meme produit ? Car en Europe on dit souvent, plus le four est sale, mieux sont les pommes de terres qui en sortent…